Les Cochons … pas si cochons que ça !












Depuis 1981, date de création de la porcherie, on élève des porcs. Toutefois nous nous contentons de les engraisser.

Explication : Nous recevons les porcelets à un poids moyen de 28kg, ensuite, durant une période d’engraissement de 3-4 mois, ces derniers vont devenir des porcs (bien ronds) arrivant à un poids final de 120 kg voire plus. Nous les fournissons à un groupement porcin qui va se charger de les transformer et de les commercialiser. Ainsi, vous trouverez des jambons dans les étalages des supermarchés sous l’appellation Jambon de Bayonne ou encore la classification Louis d’Armel provenant du même type d’élevages.

La porcherie à été, comme précédemment annoncé, rénovée. Cette rénovation coûteuse fut nécessaire car la tempête de décembre 99 a endommagé une partie du bâtiment. Ainsi, par la même occasion nous avons décidé d’améliorer les conditions et les durées de travail. Le confort des bêtes n’a pas été laissé de coté, le nouvel aménagement répond aux normes de densité actuelles…

Il est important de préciser que le caillebotis, décrié comme inconfortable par certains marginaux, s’avère être l’outil le plus hygiénique et le plus économique quant à son fonctionnement. Certes il existe un mode de logement sur paille, mais ce dernier système pose un problème quant au travail qu’il demande et la paille qu’il nécessite… En somme, le caillebotis reste le meilleur support en porcherie à l’heure actuelle…

L’alimentation se fait matin et soir, à l’aide d’une machine à soupe. Un aliment complet, certifié 100% végétal est mélangé à de l’eau et part ensuite dans des conduites. Sur ces dernières sont disposées des vannes qui vont rester ouvertes en fonction d’un certain laps de temps. Ce temps d’ouverture est fonction de l’age des porcs, du nombre d’individus.

Le lisier obtenu servira à fertiliser les parcelles de l’exploitation, c’est un engrais naturel qui favorise la repousse de l’herbe. Et comme tout engrais, son apport se doit d’être RAISONNE ! C’est pourquoi nous tenons un cahier d’épandage qui répertorie la fréquence d’apport de fertilisants sur les parcelles, la quantité apportée est bien évidemment notée, ainsi en tenant compte de tous ces paramètres, nous économisons les engrais chimiques, onéreux…

Conclusion, même si le lisier a le défaut de sentir mauvais ; il a l’avantage d’être un fertilisant naturel apprécié des graminées en favorisant ainsi leur repousse après le pâturage ou la fauche…

Hygiène

Les salles où sont logés les porcs font l’objet d’un nettoyage poussé après leur départ. Il est important de pouvoir nettoyer le maximum de surface car le moindre recoin est un lieu de prolifération pour tout un monde microbien néfaste à une bonne hygiène d’ambiance. Ensuite après le nettoyage, une désinfection s’avère utile afin de garantir au maximum l’efficacité du lavage.

De plus, un certain temps est nécessaire avant l’arrivée de nouveaux porcelets, on appelle ce laps de temps le vide sanitaire. Cette précaution est d’au moins 5 jours afin de pouvoir réduire au maximum le microbisme laissé par le lot de porcs précédent…

Température/ventilation

L’ambiance se doit d’être la meilleure possible : sans trop de variations thermiques, sans courants d’airs. Ainsi, comme nous avons un bâtiment exposé au vent nous avons choisi de s’équiper d’une ventilation qui tient compte, en plus de la température ambiante, du vent extérieur, et modulera le tout en fonction de paramètres que nous avons prédéfinis.

La température idéale se situant vers les 24°C pour les porcelets et 22-23°C pour des porcs en fin de cycle d’engraissement. Des variations importantes d’hygrométrie peuvent parfois poser des problèmes d’ambiance ! (nervosité).

Comme quoi, vous voyez, on les bichonne nos bêtes !